Lorsque nous avons quitté notre hôtel de Roissy pour rejoindre l’aéroport, nous étions loin de nous douter que notre journée de voyage allait devenir galère…

Première Galère

Nous étions arrivés la veille à l’hôtel « Première Classe » qui, pour 30 euros la nuit, est plus que correct. Les enfants ont bien dormi même si Nael a eu du mal à trouver le sommeil dans le lit parapluie de l’hôtel. Debout à 6h du matin pour tout le monde, on déjeune dans la chambre vite fait, on range tout et on sort prendre la navette de l’hôtel. On avait payé les billets la veille, 5 euros par personne de plus de 12 ans (Sara, tu as moins de 12 ans aujourd’hui, si, si !). À 6h45, on attend donc la navette qui doit passer tout les quarts d’heure.

C’est un petit bus tout rose, on ne risque pas de le louper. Sauf que lorsqu’il s’arrête devant nous, il est plein à craquer ! Impossible de monter dedans, avec notre valise, la poussette et les enfants, il nous faut un minimum de place… Le chauffeur referme d’ailleurs ses portes presque aussitôt. Les gens sont collés contre les parois.

Nous attendons donc l’autre navette, qui arrive vers 7h15. D’autres personnes nous ont rejoint entre-temps. Mais lorsque le second bus s’arrête, personne ne peut monter ! Navette archi-pleine de nouveau ! Là, on commence un peu à stresser car l’avion décolle à 8h45 !

On comprend vite que la navette dessert tous les hôtels alentour, et le nôtre est le dernier sur le parcours. Incroyable qu’ils ne mettent pas plus de bus ! Certaines personnes autour de nous, énervées, se mettent à marcher en direction de la route qui mène aux autres hôtels.

On hésite, on a acheté nos billets pour cette navette-là, et si on se trompe d’hôtel ou de bus ? Mais la peur de rater l’avion est la plus forte alors on suit ces gens, la boule au ventre. On marche très vite car les hôtels sont loin. Nael, dans la poussette, est tout content que ça roule vite… on arrive devant un arrêt de bus d’un grand hôtel où il y a déjà une foule de monde qui attend.

Je regarde l’heure, 7h40… L’attente est interminable, on hésite à repartir, à aller voir un autre hôtel ou même à appeler un taxi… Soudain on voit finalement un bus arriver, plus grand et… violet ! Nous n’avons donc pas les bons tickets ! Il est bien rempli mais il y a encore de la place. On décide de monter quand même, plus le temps de chercher ailleurs. Tout le monde se pousse et se bouscule pour entrer. On déteste ça mais pas le choix, on fait pareil ! Lamaâ plie la poussette, monte les filles et on arrive à se caser dedans. Le bus est bondé, les portes ferment à peine, on est entassés les uns sur les autres. Nael n’aime pas ça et hurle tout le long de la route, malgré mes efforts pour le distraire. Le chauffeur ne peut même pas vérifier les tickets, ouf…

Deuxième Galère

Vers 8h, on arrive à l’aéroport de Roissy. C’est la première fois qu’on y met les pieds, on a plus l’habitude d’Orly. On cherche vite notre chemin, on court, l’avion décolle dans 3/4 d’heure ! Heureusement que j’avais fait l’enregistrement en ligne la veille ! Alors qu’on commence à faire la queue, un agent de KLM, la compagnie que nous avions réservée, vient nous chercher pour nous faire passer de suite. Merci Nael, on est VIP grâce à toi !

Au comptoir, l’hôtesse nous dit que nous sommes en retard (ça on sait…) et que l’embarquement a commencé. On pose notre valise sur le tapis roulant et on laisse la poussette aussi car elle est trop grosse pour pouvoir la garder. Elle nous dit de nous dépêcher, alors on court encore jusqu’à la fouille des bagages à mains. Mais là, surprise, on nous dit qu’il manque la carte d’embarquement de Nael.

Je vérifie, je n’en ai que 4 en mains… arrrggghhh !!! On repart donc dans l’autre sens, revoir l’hôtesse qu’on a vue à l’instant. Elle est en train de partir, je l’appelle et lui dit qu’elle a oublié Nael ! Elle revient vite, ne comprend pas, il y a un problème… J’ai pourtant le billet électronique de Nael. Elle appelle une collègue, puis l’embarquement, pour qu’ils nous attendent. Le temps me paraît super long, je vois Lamaâ qui commence à s’énerver, Nael qui commence à pleurer… pfff, vive les voyages ! Finalement, elles arrivent à corriger l’erreur et on peut retourner au portique de sécurité (en courant, bien sûr !). On passe les bagages au scanner, le sac à langer est fouillé et j’ai l’impression que l’on perd du temps. On a beau leur dire que nous sommes en retard, ils ne se pressent pas plus !

Une fois libérés des fouilles, on re-re-re-court vers l’embarquement. On arrive tout essoufflés, stressés, rouges et sûrement décoiffés. Ils nous rassurent de suite : « Ne vous inquiétez pas, vous avez le temps, vous n’êtes pas les derniers »…  On monte enfin dans l’avion, il est 8h35. On peut souffler et se détendre (enfin, pas longtemps, vu que Nael pleure toujours…). Le personnel de bord est très gentil, ils viennent souvent voir bébé pour lui donner un biscuit (il leur sort son plus beau sourire là !), ou lui parler.

C’est la première fois qu’il prend l’avion et il ne tient pas en place. Dur dur de l’occuper ! on est obligé de le laisser debout dans le couloir, près de nous. Je pense que 15 mois est un âge difficile pour voyager. Il marche depuis peu et ne veut plus rester assis. Heureusement que le vol ne dure qu’une heure ! On fait une escale à Amsterdam de 2 heures. Pas trop le temps de visiter l’aéroport mais le peu qu’on en a vu, nous a laissés bouche bée. Magnifique déco et belle ambiance, de la musique zen en boucle, des poufs, des fauteuils pour se reposer, des vélos statiques pour se défouler. On peut même se faire masser !

Le second vol, vers Copenhague, dure une petite heure aussi. On nous donne un sandwich et des sodas. Je fais manger Nael, ce qui l’occupe une bonne partie du vol. Les filles adorent regarder par le hublot. On arrive à l’aéroport de Copenhague vers 14h. On sait que le plus dur reste à venir : rejoindre le petit village de nos partenaires d’échange de maison sans se perdre ! Aprés avoir récupéré nos bagages et la poussette (qu’on a cherché partout… Ils les mettent sur un tapis à part, tout au bout de l’aéroport), on sort enfin.

Une foule nous acclame alors, en agitant des drapeaux danois et des fleurs ! Il y a même la télé avec une présentatrice qui parle au micro. Non, nous ne sommes pas des stars mais il devait sûrement y en avoir une sur notre vol ! On passe vite en souriant et on continue notre route. La famille danoise nous a réservé nos trains (oui, un seul aurait été trop facile…) alors nous cherchons la gare. Pas évident de comprendre tous les panneaux en danois. On finit par trouver le bon quai avec le bon train. Un petit quart d’heure de route et nous voilà en plein centre de Copenhague. Nous sommes fatigués, Nael s’est enfin endormi dans la poussette et il n’y a plus qu’à chercher le train régional pour la ville de Ringsted.

Troisième Galère

Notre maison pour 3 semaines se trouve dans un petit village qui porte le nom de : Bjaeverskov. Il y a environ 3 000 habitants, pas plus que dans notre propre village. La grande ville la plus proche est Koge (prononcez « Keu ») mais malheureusement pour nous, la ligne de train directe est en travaux. Donc nous devons prendre un autre train qui rallonge un peu le parcours mais qui traverse la campagne danoise. Nous trouvons rapidement le bon quai et attendons le train. Sauf que l’heure tourne et toujours pas de train… Un autre nom s’affiche sur l’écran, je trouve ça bizarre. Il y a des annonces au haut-parleur en danois puis en anglais mais j’ai du mal à comprendre. On attend encore un quart-d’heure, on se dit qu’il a peut-être du retard.

Un train arrive enfin, mais le nom de la ville sur les écrans a changé. On hésite à monter, on demande à un contrôleur (95% des adultes danois parlent anglais), qui nous dit que notre train a été annulé. Il nous dit de rejoindre un autre quai, qu’il y a un train qui dessert Ringsted.

On reprend donc les escaliers (et oui, avec la poussette et Nael, qui dort toujours) et on rejoint le quai conseillé… juste au moment où le train s’en va !  Nous apercevons alors un autre contrôleur qui nous renvoie sur un autre quai et nous confirme qu’un train arrive dans 20 minutes pour Ringsted. On remonte les escaliers, en descendons d’autres et on se retrouve seuls sur le nouveau quai. L’écran indique bien « Ringsted » mais il est écrit en orange, contrairement aux autres villes. Je ne sais pas pourquoi mais je le sens mal ! On attend quand même un peu mais nous sommes seuls sur ce quai. Je décide de remonter pour voir si je trouve un bureau d’information pendant que Lamaâ reste avec les enfants.

Je finis par trouver un guichet où j’apprends que ce train est annulé aussi. Décidément, on a la poisse aujourd’hui ! Elle me marque un nouveau quai avec un autre train. J’insiste en lui demandant si c’est « sûr » ! Elle me dit que oui. Je retourne donc voir Lamaâ, on remonte la tribu et on attend ce fameux train. On est épuisés, ça fait 2 heures qu’on tourne en rond dans la gare. On aurait déjà dû arriver !

Finalement le train arrive, je vois marqué le bon nom de la ville, alors on monte. Au bout de 30 minutes, on arrive à Ringsted. On trouve facilement un bus qui rejoint Bjaeverskov. Je montre l’arrêt au chauffeur pour qu’il nous dise où descendre. Il a l’air surpris que des touristes français descendent là ! Il nous laisse au bord d’une route, au milieu des champs. Je sors alors mon GPS et nous marchons jusqu’à rejoindre un petit lotissement. Les maisons sont belles, colorées, certaines avec un toit de chaume. Nous nous perdons un peu (sinon ce serait pas drôle !) puis enfin, nous trouvons la maison de la famille danoise.

galère de voyage

Les filles repèrent vite le trampoline géant et oublient toute leur fatigue (bon, en même temps, c’était la récompense pour les faire avancer !). On trouve les clés comme indiqué par nos partenaires d’échange, et on découvre notre maison d’accueil. Elle est très grande, bien décorée et le jardin est fleuri.

Comme il est déjà 19h, on range les sacs et on se met à table. Nous trouvons dans le frigo le menu que les danois nous ont préparé : un taboulé fait maison, du pain, des yaourts à boire et des gâteaux danois. On se sent tout de suite à l’aise, ça fait du bien d’arriver dans une maison accueillante et non dans un hôtel bruyant ! Un peu plus tard, quand les enfants sont couchés, je me branche sur le wifi de la maison et on découvre avec horreur l’attentat de Nice. Tout à coup, nos galères nous paraissent dérisoires comparées à ce drame…

Découverte du quartier

galère mais plaisir aussi !

Le lendemain, nous faisons plus ample connaissance avec Elsa la tortue, et les poissons tropicaux.

Les enfants découvrent les jouets, le jardin avec son potager mais c’est surtout le trampoline qui a du succès.

Le matin, on part faire nos premières courses au village. La famille danoise nous a laissé une voiture (la nôtre était trop petite pour eux, ils sont 6 !). Je suis du genre stressée au volant et c’est la première fois que je conduis à l’étranger (Quand à Lamaâ, il n’a pas le permis). Mais tout de suite je me sens à l’aise car les danois ne roulent pas vite, respectent le code de la route et sont courtois au volant. Quelle différence avec la France ! En plus, ils se déplacent surtout en vélo, à pied ou en transports en commun. Donc il y a peu de voitures sur la route.

On découvre les pistes cyclables, il y en a partout ! On arrive au supermarché Netto et on voit que la plupart des gens n’attachent pas leur vélo. La confiance règne, les danois sont vraiment respectueux des autres ! Nous avons choisi Netto pour faire nos courses car c’est un discount et que nous avons un petit budget à ne pas dépasser. Les prix sont en général pareil qu’en France. Le pain est plus cher, la viande un peu plus aussi. Par contre, le saumon est très abordable, on va pouvoir faire une cure de poisson ! On avait changé l’argent à l’aéroport donc on montre aux filles comment faire le calcul. À ce jour, en juillet 2016 : 1 euro = 7,5 Couronnes danoises (DKK).

L’échange de maison  permet de cuisiner tous les jours donc on économise de ce côté-là. On remplit le congélateur/frigo et la note finale n’est pas plus élevée qu’en France. Les couches sont beaucoup moins chères, en tout cas dans ce discount. Pour les yaourts, on n’en trouve pas en pots comme chez nous. Il n’y a que des briques, genre yaourts à boire.

Le dimanche, nous promenons les enfants dans le quartier. On découvre une aire de jeux puis on part admirer les maisons. Elles n’ont pas de portails, juste de petites haies qui séparent les habitations. On rencontre des voisins, assis sur un banc, qui nous saluent et font coucou à Nael. Il faut dire que depuis notre arrivée il se fait remarquer. Il sourit à tout le monde et fait des grimaces. Et les danois adorent les enfants. Ils les respectent beaucoup et donc, la fessée est interdite. On apprend qu’un italien a donné une tape sur la main de son fils l’année dernière et qu’il s’est retrouvé au poste de police pour ça ! Il a même été condamné. Les danois ne plaisantent pas avec les droits de l’enfant. Et même crier après son enfant, ça ne se fait pas.

L’après-midi, après la sieste de bébé, nous partons voir l’église de Bjaeverskov. C’est la seule à être jaune dans tout le Danemark. On se balade un peu à pied puis repos jusqu’à demain, où les visites vont réellement débuter !

Et vous, avez-vous déjà connu des galères en voyage ? 

église Bjaeverskov - galère voyage

2 Comments

  1. angéline says:

    héhé j’ai trouvé la réponse 😉 donc en avion , j’hèsite car j’en ai vraiment trés peur. ce sera le prix entre l’avion et le train qui fera la balance ou peut être une bonne dose de somnifère, anxiolytique …

    1. Valérie says:

      Ah la peur de l’avion… J’avoue que je ne suis jamais rassurée au moment du décollage et de l’atterrissage, mais pendant le vol j’arrive à me détendre. (quand mon fils ne hurle pas !)
      Essayer l’homéopathie, ce sera plus doux qu’un somnifère… 😉

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