Depuis l’année dernière, mes enfants sont en unschooling… après 2 ans d’apprentissages formels. Mais souvent, ce terme est mal compris. Je voulais donc clarifier et expliquer ce que signifie ce choix et comment j’en suis venue à faire confiance à mes enfants pour leur instruction. Si « unschooling » signifie « déscolarisation » en français… ce terme est en fait beaucoup plus complexe que ça !

Le unschooling, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le unschooling, appelé aussi « apprentissages autonomes » ou « éducation auto-gérée », est un concept qui fait partie intégrante de l’instruction en famille (IEF). Le but est de laisser les enfants découvrir et apprendre de façon naturelle et non dirigée. En gros, c’est laisser les enfants vivre leur vie d’enfants ! Et si vous vous intéressez aux neurosciences et à la psychologie des enfants, vous saurez que les petits apprennent instinctivement par eux-mêmes. Que ce soit dans leurs expériences de la vie de tous les jours et même dans leurs erreurs !

De par mon expérience professionnelle passée (j’ai travaillé 20 ans dans le milieu de la petite enfance) et donc de mes observations, j’ai bien constaté que les enfants acquièrent des compétences sans en avoir été instruits : la marche, le langage (dans la langue des parents !), la socialisation, le dessin, l’autonomie qui vient petit à petit. Eh bien le unschooling, c’est tout cela (du moins pour ma propre définition) : laisser les enfants découvrir et apprendre à leurs propres rythmes. Car ils sont tous différents, donc forcément, ils avanceront tous en décalage ! C’est pourquoi, de par mon expérience de 10 ans en tant qu’Atsem en maternelle, j’ai toujours trouvé étrange que les 25 enfants d’une classe doivent TOUS avancer au même rythme et apprendre TOUS, les mêmes choses en même temps.

Comment et pourquoi ai-je fait ce choix pour mes enfants ?

Si vous lisez mes différents bilans sur l’instruction de mes enfants depuis 3 ans… vous verrez certainement une évolution ! Sauf pour Nael, qui avait 2 ans au départ de notre vie nomade. La première année, j’ai pris un CPC (cours par correspondance), pour les filles (niveau 3ème et CM1). Puis la seconde année, c’était mi-cahier mi-recherches sur internet. La troisième, c’était un mélange de formel et informel au début puis unschooling total en cours d’année. Cette année, c’est unschooling également !

J’ai donc mis 3 ans pour passer au unschooling, qui était pourtant demandé par mes filles, jalouse de leur frère ! En effet, comme Nael était petit, je le laissais libre. Et pourtant… aujourd’hui, il devrait être en Grande section de maternelle et je suis sûre qu’il a le niveau requis (voire plus car en ce début d’année, il arrive déjà à lire des syllabes et des mots simples !). Pourtant, je n’ai jamais fait de formel avec lui ! Je répondais juste à ses demandes. Il a eu envie de savoir lire l’année dernière, donc je lui ai proposé la méthode des Alphas. Mais on ne le fait que lorsqu’il en a envie ! Parfois, on ne le voit pas pendant 3 mois… et pourtant, Nael retient et il progresse.

Il a appris à compter en cuisinant, en ramassant des cailloux. Il a appris quelques mots d’anglais en voyageant et en écoutant. Il a appris à écrire des lettres en observant autour de lui. Bref, il est un parfait exemple de ce que signifie les apprentissages informels ! J’ai vu aussi mes filles évoluer :

  • Sara a rejoint une association de dessinateurs et elle participe à la création de leur magazine. Elle joue à des jeux de rôles sur Discord avec des jeunes de son âge, son orthographe s’en est trouvée améliorée ! Et elle prépare un court-métrage mélangé à de l’animation, dont elle a écrit le scénario.
  • Inès lit beaucoup : Elle a lu et relu tous les tomes de Harry Potter, Divergente, Labyrinthe, etc. Et elle bouge beaucoup : Skatepark, piscine, randonnée et judo. Elle est passionnée des minéraux, elle en cherche tous le temps dans la nature et apprend le nom des pierres et leurs propriétés ! Et fan de jeux vidéos bien sûr, elle en crée d’ailleurs avec ses amis sur Scratch et Roblox.
  • Nael, lui, est tout le temps en mouvement ! Il pose mille questions sur tout ce qui l’entoure et j’essaie d’y répondre sur l’instant, sinon on fait des recherches ensemble. Il capture des Geckos pour mieux les observer (puis les relâche !!), il est fasciné par les insectes en tout genre. On cuisine beaucoup aussi et il est toujours à fond dans les Alphas pour l’apprentissage de la lecture.

Que deviennent les enfants en unschooling ?

Comme vous le voyez, les enfants en unschooling suivent leurs passions et n’arrêtent jamais d’apprendre ! D’ailleurs, il n’y a pas de notions de « weekend » ou « vacances ». Tout ce que nous vivons est l’occasion d’apprendre, même les rencontres. Et ne croyez pas que ce concept d’apprentissages informels est récent ! De nombreuses personnalités ont été instruites en famille : Agatha Christie, Jean D’Ormesson, Maud Fontenoy… et même Victor Hugo ! Il a d’ailleurs écrit un joli poème, à lire absolument, sur son instruction en famille : « Ce qui se passait aux Feuillantines » en 1813.

Beaucoup d’enfants unschoolers se dirigent vers les arts, le sport, la littérature, le spectacle. Je pense que ces enfants ont une plus grande confiance en eux et « osent » se lancer dans une voie qui les attire et les passionne ! C’est le cas de Taïg Khris, tour à tour champion du monde de roller, cascadeur dans les films, magicien puis maintenant… entrepreneur avec 55 salariés. Pourtant, il n’est jamais allé à l’école !

Et même sans parler de célébrités, j’ai moi-même été en ief en Première et Terminale. J’ai donc passé le Bac en candidat libre (individuel). J’ai toujours travaillé dans des domaines qui me passionnent et je n’ai pas hésité à me reconvertir il y a quelques années dans la rédaction web. Dans ma famille et autour de moi, j’ai des tas d’exemples de jeunes qui ont stoppé leurs études très tôt et pourtant, aujourd’hui dans leur vie d’adulte, ils font un métier qu’ils aiment et s’en sortent très bien. Certains ont même repris des études à l’âge adulte ! Nous vivons dans une époque où il est facile de changer de voie professionnelle à tout moment, donc je ne m’inquiète pas pour mes enfants.

Les idées reçues sur les apprentissages informels

Malheureusement, l’instruction en famille, et encore plus le unschooling, est mal connue. Mais c’est normal, il y a quelques années, je ne savais même pas que cela existait ! C’est dire si nous sommes formatés pour vivre dans une voie classique, toute tracée. Éloignez-vous en peu du chemin que vous connaissez, interrogez-vous et vous comprendrez alors l’intérêt de ce choix de vie. Voici quelques idées reçues que nous, les familles en unschooling, entendons fréquemment… et mes réponses à tout cela !

« Un enfant a besoin de sortir de sa maison et de ne pas être tout le temps enfermé ! »

Alors là, je suis entièrement d’accord ! Et je suis sûre que les autres familles qui pratiquent le unschooling le sont aussi. D’ailleurs, nos enfants sont sûrement plus en-dehors de la maison que les enfants scolarisés 😉

Les personnes sceptiques pensent que nos enfants sont constamment enfermés… alors qu’ils passent beaucoup de temps en extérieur ! Dans la nature, mais aussi dans les musées, les activités sportives, musicales, etc. Ils ne sont justement pas enfermés entre 4 murs dans une salle de classe, ni « enfermés » dans une cour de récréation. D’autant plus les enfants unchoolers qui voyagent à temps plein comme les miens. Le monde est leur terrain de jeu !

« Et les copains alors ? Ton enfant n’aura jamais d’amis ! »

Le manque de vie sociale… c’est ce que l’on nous reproche le plus ! Cela rejoint le point du dessus, nos enfants ne sont pas enfermés. Ils ont des amis, qu’ils soient scolarisés ou non. Cela peut être des voisins, mais aussi d’autres enfants en ief. Saviez-vous qu’il existe des regroupements de familles ? Grâce aux réseaux sociaux, il est facile de trouver des groupes ief qui proposent des sorties communes. Dans les grandes villes, ils se voient même tous les jours. Et puis, ils côtoient aussi des adultes, des personnes âgées, des bébés, etc. C’est d’autant plus enrichissant !

De notre côté, c’est vrai que c’est un inconvénient de la vie nomade. Nous bougeons tout le temps et même si les enfants rencontrent beaucoup de monde, c’est toujours éphémère. Il est quasiment impossible de créer des liens durables. Mais cela m’a donné une idée il y a quelques temps… je vous en reparle très bientôt !

rencontres unschooling
Faire des rencontres amicales !

« Si je laisse mon enfant libre, il ne fera rien de ses journées ! »

C’est exactement la phrase que je sortais avant, lorsque l’on me parlait de unschooling ^^ Mais c’est une idée reçue ! Car si on laisse un enfant libre, il fera toujours quelque chose. D’autant plus s’il n’a jamais été scolarisé auparavant. Je vois bien la différence entre Nael et sa grande sœur Sara (elle a été scolarisée jusqu’en 4ème). Lui, va au fond des choses et suit ses passions du moment. Parfois il veut faire du « travail » sur son cahier à 21h, ou bien il se lance dans un projet qui va l’occuper toute la journée. Quant à Sara, elle a eu l’habitude d’être dirigée et manque d’initiative. C’est beaucoup moins spontané ! Mais depuis qu’ils sont libres, je peux vous assurer qu’ils ne passent pas une seule journée avachis sur un canapé (et quand bien même, ils ont le droit de passer une journée à rêvasser !).

« Le laisser se lever à l’heure qu’il veut ? Comment il fera plus tard dans sa vie d’adulte ? »

Eh bien justement, il sera un adulte ! Son cerveau sera mieux construit (car notre organe devient « adulte » et complètement développé que vers 25 ans). Pourquoi forcer un enfant à se lever tôt, alors qu’il n’a pas fini sa nuit ? Le sommeil est tellement important pour le développement d’un enfant ! J’ai toujours eu mal au cœur de devoir réveiller mes filles pour les emmener à l’école, dans ma vie d’avant. Alors c’est sûr que ça arrange la plupart des adultes… il faut vite aller travailler donc pas le choix que de les réveiller tôt, même s’il fait encore nuit dehors.

Mais si vous aviez le choix ? Je me souviens que la première année de nomadisme, je mettais le réveil à 7h !! Oui, je réveillais mes filles pour qu’elles soient prêtes à 8h. Aujourd’hui, je les laisse se réveiller à leur propre rythme. Plus de réveil ! Nael se lève très tôt, de façon naturelle, mais les filles beaucoup plus tard. Elles sont en pleine adolescence, leur corps change, je respecte donc leur temps de sommeil. Du coup, les enfants sont moins fatigués, moins énervés et notre relation s’en trouve apaisée. Et dans leur vie d’adulte ? Eh bien, ils mettront le réveil pour rejoindre leur travail ! Ils auront la maturité et la réflexion pour le faire, comme la majorité des adultes.

« S’il n’apprend pas le programme national, il va avoir des lacunes ! »

Oui, c’est vrai ! Un enfant en unschooling n’apprend pas forcément le « programme » établi, âge par âge. Il va sélectionner ses apprentissages, en fonction de ses intérêts du moment. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que nous faisons nous, les adultes ? Car nous apprenons toujours de nouvelles choses, même à l’âge adulte ! En grandissant, on fait toujours des recherches, on se cultive, on discute avec nos pairs pour en savoir davantage. Voire, nous reprenons des études ou nous nous lançons dans une reconversion professionnelle. Mais avons-nous besoin de TOUT connaître sur TOUT ? Non. Nous nous concentrons uniquement sur nos besoins du moment. N’est-ce pas ?

Alors pourquoi n’en irait-il pas de même avec les enfants ? Pourquoi vouloir à tout prix leur faire rentrer des leçons dans la tête au moment où ils ne sont pas prêts ? Durant mon adolescence, j’ai été dégoûtée des maths de cette façon. Je n’y comprenais rien et surtout je n’en voyais pas l’intérêt. Si on m’avait laissé tranquille avec ça, peut-être que je m’y serais intéressée plus tard ! Ou bien jamais… mais ça ne m’empêche pas de vivre. Et puis quelle perte de temps !

Rappelez-vous de vos années scolaires, n’auriez-vous pas voulu creuser certains sujets davantage et en zapper d’autres ? Pendant que je m’ennuyais en cours de maths et qu’on me forçait à me bourrer le crâne de choses que je n’arrivais pas à comprendre… j’aurais pu avancer sur des sujets qui me passionnaient, comme l’écriture. Et vous, qu’avez-vous retenu de vos années d’études ? Je suis prête à parier que ce sont uniquement les leçons passionnantes pour vous (et uniquement pour vous) que vous avez retenu. Et le reste alors ? Lacunes ou pas lacunes ?

« Et s’il ne veut pas passer ses examens (Brevet, Bac) ? Peut-on réussir sa vie sans le Bac ? »

Si un ado ne veut pas passer le Brevet ou le Bac, c’est qu’il n’en voit pas l’intérêt. Sara n’a pas passé le Brevet des collèges, avec mon accord. Elle n’en avait pas besoin pour avancer et pour elle, c’était une source de stress et une perte de temps. En revanche, elle veut passer le Bac car elle en a besoin pour intégrer l’école qu’elle vise par la suite. Bon, les cours ne la motivent pas (pas adaptés à ses demandes et envies du moment), mais je sais qu’elle donnera le meilleur d’elle-même. En parallèle, elle avance dans ses projets personnels !

Donc si un jeune sait ce qu’il veut faire, il sera motivé pour passer ses examens. Maintenant, je pense que de nos jours, le Bac n’est plus le sésame qui ouvre la porte à un emploi durable. D’ailleurs, il est tout à fait possible de passer le Bac (ou son équivalent, le DAEU) à l’âge adulte. Il reste aussi la voie des apprentissages, des Bac pro ou technologiques. Mais aussi la VAE (Validation des Acquis par l’Expérience), les formations en ligne, voire même l’apprentissage en autodidacte. Il existe tout un panel de possibilités ! C’est pour cela que je ne suis pas inquiète pour mes enfants et que je les laisse évoluer à leur rythme.

« Les parents ne sont pas des enseignants ! »

Alors ça, c’est sûr ! Et nous ne nous considérons pas comme des enseignants. Nous sommes juste des parents « accompagnateurs ». Bref, nous jouons notre rôle de parent 🙂

Ensuite, chaque famille pose ses propres limites. Mais en aucun cas, je ne me considère comme une enseignante. Je suis là pour guider mes enfants et leur apporter un environnement riche. Un petite anecdote toutefois… de nombreux parents qui pratiquent l’ief sont enseignants de métier !

apprendre librement
Création de cartes pour classer les minéraux

« Ces enfants ne seront jamais autonomes ! »

Au contraire, les enfants en ief apprennent très tôt à chercher les informations et des solutions par eux-mêmes. J’ai rencontré beaucoup d’enfants en ief et je les trouve matures et débrouillards pour leurs âges. En plus, je vois la différence entre mon fils qui n’a jamais été scolarisé et mes filles qui l’ont été un bon moment. Elles avaient pris l’habitude de recevoir des « consignes » et d’être dirigées… ce qui les bloque encore aujourd’hui ! Mon fils, lui, prend beaucoup d’initiatives sans avoir peur. Il sait qu’il peut se tromper sans se faire disputer et il n’a pas de notes ni d’esprit de compétition vis à vis d’autres enfants. Ici, au Campus Génération, je vois des enfants prendre des initiatives très jeunes ! Ils sont très autonomes, au contraire 🙂

J’ai commencé à rédiger cet article bien avant l’annonce de Mr Macron, qui souhaite supprimer le droit à l’instruction en famille. Comme toutes les autres familles en ief, je suis sidérée et j’espère que mon article contribuera à faire tomber les préjugés. Je ne suis pas CONTRE l’école, mais POUR avoir le choix ! Et vous, que pensez-vous de l’instruction en famille et plus précisément du unschooling ? Parlons-en dans les commentaires et partagez votre expérience pour faire tomber les préjugés !

Et si vous voulez nous soutenir, vous pouvez signer la pétition officielle, pour le droit à l’instruction en famille : https://www.mesopinions.com/petition/enfants/maintien-droits-instruction-famille/107871

12 Comments

  1. Bonjour, nous avons retiré notre fils de l’école l’année dernière lorsque le masque est devenu obligatoire pour les enfants du primaire. Il était au Ce1. Au départ j’ai voulu lui faire prendre des cours avec le Cned, mais j’ai vite compris que ça ne fonctionnerait pas. Alors nous avons décidé de le laisser libre dans le choix de ses activités et aujourd’hui on se rend compte qu’il est beaucoup plus épanoui que lorsqu’il allait à l’école. En terme de connaissance, il a beaucoup enrichi son vocabulaire, il apprend l’anglais en regardant des vidéos de jeux, et régulièrement il s’amuse à faire du calcul mental par plaisir ! On sent qu’il apprend par plaisir et en s’amusant et pour nous c’est tout ce qui compte. Et chaque jour nous nous disons que nous avons fait le bon choix pour lui.
    Belle journée 🌺

    1. Valérie says:

      Bonjour Eléonore,
      Merci beaucoup pour ton témoignage ! Oui, dès qu’un enfant apprend par plaisir et non par contrainte, cela change tout. Mais d’ailleurs, c’est l’essence même de l’être humain… car nous fonctionnons aussi de cette manière en tant qu’adultes 😉
      Bonne journée !

  2. Emmanuelle says:

    Bonjour
    merci pour cet article très complet.
    Ça donne vraiment envie mais moi ce qui me bloque c’est les contrôles.
    Comment montrer les acquisitions de l’enfant sans faire de cahiers et autres contenus de suivis ? Je pense que puisqu’on est unschooling, c’est pas pour établir un programme scolaire, ni un système d’évaluation,, alors comment se passe les inspections ?

    1. Valérie says:

      Bonjour,
      Etant nomade, j’ai peu ou pas de contrôles ! Donc c’est vrai que ça facilite le unschooling. Mais pour ceux qui vivent en France, il faut juste relier les activités de l’enfant aux compétences du socle commun (qui doit être acquis à 16 ans). Donc il vaut mieux prévoir un cahier où vous notez tout ce que fait l’enfant ! Vous pouvez y mettre des photos, des dépliants de musées que vous êtes allés voir, etc.
      Les contrôles sont là pour voir une progression d’année en année, donc il faut effectivement une « trace » des activités.

  3. Lvba says:

    Bonjour ! Ma fille est à l’école, je m’intéresse pourtant beaucoup à votre choix, et je trouve votre approche très pertinente. Deux questions : tout d’abord où piochez-vous les idée de jeux qui vont permettre à vos enfants de s’éveiller jour après jour à de nombreux apprentissages qu’ils choisiront ou non d’approfondir ? En un mot, comment faites vous, vous, pour mettre en place cet éveil et non école à la maison ? La seconde n’est pas une question mais plutôt un débat que je lance : ne pensez-vous pas que l’école puisse protéger certains enfants dont les parents qui n’ont pas la chance de grandir dans des foyers où l’on s’occupe d’eux comme il le faudrait ? En ce sens l’école obligatoire me semble une bonne chose, ou bien on l’instruction mais avec davantage de contrôles si c’est en famille. Car sinon, comment ces enfants peuvent-ils s’en sortir ?

    1. Valérie says:

      Bonjour ! Alors pour la première question, c’est sûr que cela prend du temps (surtout si l’enfant est petit) pour offrir un environnement riche. Mais il suffit juste d’être à l’écoute de leurs besoins du moment. Par exemple, mon fils de 6 ans adore les échecs en ce moment. Alors, je lui ai acheté le plateau et les pions et je lui apprends les bases. Comme je ne suis pas une experte en échecs, j’ai fini par trouver une formation en ligne pour les enfants. Ma cadette, elle, est passionnée de mythologie grecque en ce moment. Comme elle a 13 ans, c’est elle qui cherche ce dont elle a besoin sur internet. Elle s’est même mise à l’apprentissage du Grec toute seule ! Grâce à internet, aux bibliothèques, etc. On trouve tout ce qu’il faut. Il ne faut pas non plus hésiter à contacter des personnes extérieures qui seront ravies de partager leurs expériences. Quant à protéger les enfants, il faut savoir qu’il y a déjà des contrôles pour les familles en ief (et donc unschooling) chaque année. De plus, et c’est mon simple avis, je pense qu’une famille qui fait le choix de l’ief souhaite justement le meilleur pour son enfant. Ceci dit, le unschooling c’est aussi respecter le choix des enfants s’ils veulent retourner à l’école ! Bref, les contrôles de l’académie (chaque année) et de la mairie (tous les 2 ans) sont là pour vérifier que tout se passe bien dans l’environnement de l’enfant. Ceux qui vont à l’école n’ont sûrement pas autant de contrôles dans la famille !

  4. Marianne says:

    Bonjour, un grand merci pour cet article éclairant! Je suis en plein dilemme pour ma fille de deux ans mais je sais que mon choix est fait. Cela me vrille l’estomac d’entendre des évaluations scolaires de petits de trois ans par « bon travail ». A trois ans, on emploie le mot travail alors que c’est de l’éveil ! ! Alors y reste plus qu’à en discuter avec le papa et me mettre en lien avec d’autre familles unschooling. (Ensemble on est plus fort). Mais c’est magnifique ce que vous fait pour vos enfants!

    1. Valérie says:

      Merci Marianne !
      Il faudra faire lire l’article au papa 😉

  5. Aurélie says:

    Merci pour ce magnifique article, c’est super complet et m’a appris ce que les gens appellent le unschoolling, la liberté et le respect du rythme de l’enfant, fabuleux 😀

    1. Valérie says:

      Merci pour le compliment 🙂
      Je suis heureuse si cela apporte des éclaircissements par rapport à cette vision de l’éducation des enfants !

  6. Bonjour,
    Super pour ce blog ! Bravo!

    1. Valérie says:

      Merci 🙂

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