Vous êtes de plus en plus nombreux à me contacter en privé pour me demander comment débuter une vie nomade en famille. Ce sont souvent les mêmes questions qui reviennent, alors je vais essayer d’y répondre ici. Attention, je vous donne mon propre ressenti et mon vécu, ce qui peut très bien être différent d’une autre famille nomade. J’ai regroupé 10 conseils qui me semblent importants et qui suivent les étapes par lesquelles je suis passée, ces dernières années. Il s’agit donc de ma propre expérience et de mes pensées, que je vous partage. Cet article sera en deux parties sur le blog car beaucoup trop long… Voici donc les 5 premiers conseils. Bonne lecture !

1. Osez vous projeter

Vous regardez peut-être des reportages à la télé sur les familles nomades ? Ou bien vous suivez des familles comme la nôtre 😉 en rêvant de pouvoir un jour oser vivre la même chose ? Mais vous êtes certainement dans une routine qui ne vous permet pas d’envisager la vie autrement. Votre esprit est encombré par vos tâches du quotidien : travail, enfants, ménage, courses, etc. Bref, votre charge mentale est telle, que vous rêvez mais ne prenez pas le temps de creuser la possibilité d’un changement de vie. Ai-je raison ? C’est en tout cas, ce que je vivais avant de me lancer dans une vie nomade à plein temps !

Quand l’idée fait son chemin

Un jour, le déclic se fait. À force de lire des témoignages, de regarder des reportages, de questionner des familles nomades, petit à petit, l’idée se fraye un chemin au milieu de vos pensées. D’ailleurs, avez-vous remarqué que vous tombez souvent sur des infos relatives à la vie nomade ? Comme si vous étiez dans une bulle auparavant et que vous découvriez qu’une vie alternative est possible, seulement maintenant. Bon ok, les algorithmes d’internet y sont pour beaucoup ! Mais avouez que vous n’y faisiez pas attention auparavant ? On appelle cela la loi de l’attraction… vous attirez à vous ce dont vous rêvez !

Désamorcez vos peurs intérieures

La majorité des personnes s’arrêtent ici dans leurs réflexions et je les comprends. Sortir de sa zone de confort n’est pas facile ! On se pose des milliers de questions sur la faisabilité d’une vie nomade, puis on prend peur et on recule. Je suis aussi passée par là ! J’étais fonctionnaire titulaire, avec un salaire qui tombait tous les mois. Nous étions à l’époque propriétaires d’une maison (enfin, on avait encore 20 ans de crédit devant nous…), une voiture, des biens matériels, une routine toute tracée. Alors oui, se réorganiser et réinventer sa vie fait peur ! Mais je me suis alors posé une seule question : « Que risquons-nous à essayer ? ». Au pire, ça ne fonctionne pas et on reprend une vie sédentaire… mais nous ne risquons pas la mort quand même ! Il n’y a aucun danger à se lancer. Il suffit de bien s’organiser avant le départ 😉

Renseignez-vous au maximum

Une fois que vous avez combattu vos peurs, le premier pas vers le changement est de vous renseigner plus en profondeur sur la vie nomade en famille. Mais si vous êtes sur mon blog, c’est peut-être ce que vous êtes déjà en train de faire 😉

Attention à ne pas confondre avec les familles qui font un tour du monde sur une période donnée. C’est complètement différent ! La vie nomade à durée indéterminée est beaucoup plus axée sur le slow travel. Et l’organisation, ainsi que le budget, ne sont pas les mêmes. Je vous explique aussi plus bas pourquoi il ne faut pas trop « idéaliser » cette vie ! Il faut en effet être conscient des avantages, mais aussi des inconvénients (oui, il y en a un peu, d’après moi) de la vie nomade en famille.

2. Abordez le sujet en famille

Eh oui, lorsque l’on veut débuter une vie nomade, toute la famille doit être impliquée. Je parle bien sûr de votre conjoint.e et de vos enfants !

Une histoire de couple… ou pas !

Aujourd’hui, je suis maman solo. Mais au moment du départ, je vivais en couple avec le père de mes enfants. Si l’idée est venue de moi, nous en avons vite discuté ensemble et nous étions sur la même longueur d’onde. Je sais que ce n’est pas toujours le cas… je reçois beaucoup de messages de la part de femmes (oui, souvent des mamans !) dont le conjoint n’est pas chaud pour changer de vie. Alors là, c’est sûr que cela va être compliqué si le couple n’a pas la même motivation, au départ ! Si vous avez fait votre cheminement de pensée seul.e dans votre coin, il faut aussi laisser le temps à l’autre conjoint de le faire aussi. Pour l’y aider, vous pouvez :

  • Regarder des vidéos et lire des blogs ensemble
  • Rencontrer des familles nomades directement
  • Lister les peurs de chacun pour trouver des solutions concrètes
  • Proposer un temps « d’essai » au pire 😉

Dans tous les cas, vous devez être ensemble, main dans la main, sur ce projet pour qu’il puisse aboutir.

Et si vous êtes parent solo ? Eh bien tout dépend de votre situation personnelle, mais c’est sûr que c’est encore plus compliqué ! J’ai la chance que le papa de mes enfants soit d’accord pour que nous continuions la vie nomade. Il travaille beaucoup et n’aurait pas pu prendre les enfants souvent. Il sait aussi que c’est une « chance » pour eux d’apprendre tout en voyageant. Nous passons donc le voir régulièrement en France, en restant 1 ou 2 mois et parfois c’est lui qui nous rejoint…

L’annonce aux enfants

Voilà un des plus gros freins pour ceux qui veulent débuter une vie nomade (ainsi que la question de l’argent) ! Au début, j’avais peur d’imposer cette nouvelle vie aux enfants sans qu’ils l’aient demandé… et puis j’ai réfléchi. Est-ce qu’au final, on n’impose pas aux enfants le fait d’être sédentaire, d’aller à l’école ou encore de manger à la cantine ou autres ? Bref, dans tous les cas, les enfants vivent la même vie que leurs parents ! Les enfants de militaires changent de pays régulièrement, les enfants d’expats vivent à l’étranger, etc.

Est-ce qu’on leur demande s’ils veulent vivre dans un appartement ou une maison ? S’ils veulent aller à l’école ou faire l’instruction en famille (beaucoup de familles ne savent d’ailleurs pas que c’est possible) ? Donc à partir de là, j’ai pu déculpabiliser ! Essayez d’en parler le plus tôt possible à vos enfants pour qu’ils aient le temps de s’y faire. Selon leurs âges, ce sera plus ou moins simple à accepter pour eux ! Mon fils avait 2 ans au moment de l’annonce, donc pas de souci pour lui. Les tout-petits s’adaptent tant que leurs parents sont là ! Ma grande avait 14 ans et l’a très bien pris. Elle se sentait mal au collège, a vécu le harcèlement et a sauté de joie lors de l’annonce.

Ma cadette avait presque 9 ans et pour elle, ce fût difficile à accepter au début. Le fait de ne plus aller à l’école lui convenait bien, mais c’est surtout le manque des copains qui a été dur à gérer. Elle est très sociable et nous vivions dans un petit village avec une école où elle se sentait bien. Il y a donc eu des pleurs de sa part, ce qui m’a fendu le cœur… mais heureusement, 4 ans après, elle adore sa vie nomade et ne veut pas redevenir sédentaire pour l’instant. Ouf !

La réaction des enfants est donc différente d’un caractère ou d’un âge à l’autre. Il faudra bien les accompagner durant cette période et les faire participer au maximum aux préparatifs. Et n’oubliez pas que cela peut être un « essai » sur plusieurs mois !

Un retour à la vie sédentaire est toujours possible et ne doit pas être vécu comme un échec. Car on ressort grandi de chaque expérience !

En parler à la famille élargie

J’étais tellement concentrée sur les réactions de mes enfants, que je ne me souviens plus vraiment comment je l’ai annoncé à ma famille, notamment mes parents ! Eux doivent s’en souvenir plus que moi ! Alors c’est sûr que lorsque vous devez annoncer à votre famille votre nouveau choix de vie, il est peu probable qu’ils sautent de joie 😉

Il y aura de l’étonnement, parfois du mécontentement voire de l’incompréhension. Pour ma part, il a fallu que je prenne du temps pour expliquer ce mode de vie à mes parents et grands-parents. C’est normal, ils n’ont pas eu le même cheminement de pensées que nous ! Déjà qu’il faut du temps à se décider soi-même… il faut donc laisser du temps à la famille pour qu’ils réalisent qu’une autre vie est possible.

Débuter une vie nomade en famille peut signifier aussi pour les grands-parents de voir moins souvent leurs petits-enfants. Pour ma part, cela n’a pas trop changé car je vivais déjà loin d’une bonne partie de ma famille. Et lorsque nous revenons en France, nous pouvons rester plusieurs semaines d’affilées. Vous pouvez aussi inciter les membres de votre famille à venir vous rejoindre pour quelques jours/semaines là où vous êtes ! C’est chouette de se retrouver à l’étranger et cela permet de créer des souvenirs marquants pour les enfants.

3. Prévoyez des revenus et un budget

Entrons maintenant dans le vif du sujet ! Et notamment la question qui revient le plus souvent : « Mais comment faites-vous financièrement pour voyager autant ? ». Tout d’abord, je rappelle que ce n’est pas « un voyage » mais un mode vie à long terme. Vous allez voir qu’avec de l’organisation et de la prévoyance, débuter une vie nomade est possible même avec un petit budget !

Vendez vos biens

La première chose à faire est de lister vos biens matériels : maison, véhicules, meubles, vaisselles, jouets, etc. Vous verrez que vous avez plus de choses que vous ne le pensez ! De notre côté, nous étions propriétaires depuis 5 ans. Nous avons donc mis en vente la maison et avons trié et vendu tout le reste de nos affaires. Une fois la maison vendue (cela a mis 6 mois seulement), nous avons organisé un vide-maison directement à notre domicile.

Alors certes, ce n’est pas forcément cet argent qui va vous faire vivre une vie nomade à long terme… à moins que vous soyez propriétaire et que votre logement ait de la valeur. Mais cela fait une somme à mettre de côté pour les premiers mois ! Pour nous, en toute transparence, après avoir remboursé les crédits immobiliers et vendu tout le reste, il nous est resté environ 15 000 euros. Ce qui n’est pas si énorme que ça !

Lancez-vous dans un métier nomade

Le mieux bien sûr, pour que vous puissiez débuter une vie nomade à long terme, est de continuer à avoir des revenus réguliers. Il existe pas mal de métiers nomades, pas forcément tous numériques ! Attention à vous y prendre à l’avance, afin de vous former convenablement et commencer à gagner de l’argent avant votre départ.

Pour ma part, j’ai choisi un métier numérique et facilement accessible : la rédaction web. J’ai toujours aimé écrire et lorsque j’ai découvert ce métier pouvant s’exercer en freelance, j’ai sauté dessus ! Les métiers digitaux sont variés : développement web, rédaction web, graphisme, community management, etc. Il est tout à fait possible de se former en autodidacte, mais si vous êtes pressé… je vous conseille de suivre une formation en ligne. Étant aujourd’hui devenue formatrice, je vois bien que mes élèves démarrent plus vite ! L’avantage des métiers du web, c’est que vous n’aurez besoin que d’une connexion internet et d’un ordinateur ! Ensuite, vous pourrez travailler depuis n’importe quel endroit du monde 🙂

Adaptez votre budget

On pense toujours que la vie nomade coûte cher… alors que pas du tout ! Car on peut adapter son budget tous les mois. Lorsque nous sommes partis, je gagnais seulement 1 000 à 1 200 euros nets par mois environ (pour nous faire vivre à 5). Le logement et les transports sont ce qui me coûtent le plus cher. Mais voici quelques pistes pour moduler votre budget :

  • Selon les mois, vous pouvez choisir une grande maison avec plusieurs chambres ou bien un petit appartement moins cher. Ou bien choisir de vous déplacer en camping-car, louer un mobilhome dans un camping, etc. Bref, l’embarras du choix selon votre budget !
  • Le coût de la vie sur place est aussi un critère dans le budget. Vous vivrez mieux en Asie avec 1 000 euros, qu’à Tahiti par exemple 😉
  • Vous n’aurez plus de taxes locales et assurances diverses à payer en France, mais pensez au budget d’une assurance santé (Il existe des mutuelles pour nomades digitaux).
  • Pour les transports, l’avion est plus rapide mais souvent plus cher que le train ou les bus grandes distances. Pareil, sur place, vous pouvez utiliser les transports en communs qui seront moins chers que les taxis, etc.
  • Pour l’alimentation, mangez local ! Les produits importés sont évidemment les plus chers.
  • Pour les activités de loisirs, vous pouvez aussi adapter selon les mois ! Randonnées, farniente sur les plages et balades sont gratuites. Et certains mois, vous pouvez inclure des musées, parcs d’attraction, restaurants, etc.

Selon vos revenus et l’argent que vous avez de côté, privilégiez donc les pays où la vie est moins chère qu’en France. Gardez toujours une réserve d’urgence à ne pas toucher en cas de galère, de coup dur ou de retour prématuré en France !

4. Réfléchissez à l’instruction des enfants

Débuter une vie nomade veut dire aussi débuter l’instruction en famille de vos enfants ! Eh oui, en France, l’école n’est pas obligatoire contrairement à l’instruction (de 3 à 16 ans). Vous allez devoir faire un peu de paperasse et surtout choisir une pédagogie pour vos enfants !

Les règles de l’IEF (instruction en famille) en France

À ce jour (2021), l’IEF est autorisé pour les enfants de 3 à 16 ans (durée de l’instruction obligatoire). Un projet de loi veut limiter ce droit, mais ce n’est pas encore voté ! Au moment de votre départ, vous devrez préparer un courrier pour la mairie de votre domicile (ou domiciliation) et un autre pour l’inspection académique.

Si vous êtes nomade en France ou avez encore un domicile, vous aurez un contrôle avec l’inspection Académique chaque année. Le premier contrôle est là pour vérifier qu’une instruction est donnée et les suivants doivent constater une progression de l’enfant. Si vous êtes nomade hors de France et restez moins de 3 mois par an dans le pays, alors normalement, vous ne dépendrez plus de la France pour l’IEF. Pensez alors à bien préciser que vous partez à l’étranger pour une durée indéterminée ! Vous pourrez inscrire vos ados pour le Brevet et/ou le Bac en candidats libres dans une ambassade du pays dans lequel vous vous trouvez. Dans tous les cas, vous pouvez trouver plus d’informations dans les groupes IEF sur Facebook ainsi que sur les sites des associations (UNIE, LEDA, etc.)

Choisissez un mode d’instruction pour vos enfants

Une fois en accord avec les formalités, il va falloir choisir un mode d’instruction. Cela va dépendre de l’âge de vos enfants, mais aussi de ce que vous désirez tous ensemble ! Mais attention, il se peut fort bien que vous changiez de méthode en cours d’année ou au fil des ans. Pour ma part, mon fils avait 2 ans au moment du départ et il a toujours été en unschooling. Mes filles étaient plus âgées et la première année, je me suis focalisée sur elles. J’avais opté pour des cours par correspondance car leur instruction me faisait peur. Mais au fil du temps, je me suis assouplie jusqu’à adopter complètement le unschooling pour tous !

Je me suis rendue compte que l’ambiance était plus sereine et les apprentissages plus constructifs lorsque les enfants suivent leurs passions. Voici différentes méthodes que vous pouvez choisir pour vos enfants :

  • Le unschooling (aucun cours obligatoires, les enfants apprennent en suivant leurs passions)
  • Des cours avec des manuels scolaires selon l’âge de l’enfant
  • Des cours par correspondance (Cned, cours PI, PassEducation, etc.)
  • Des cours en ligne (Maxicours, Les Bons Profs, etc.)
  • Méthodes alternatives : Montessori, Freinet, Nature, etc.

Cela peut bien sûr être un mélange de plusieurs méthodes ! À vous de voir ce qui vous correspond, ainsi qu’à vos enfants. Mais essayez de passer plus de bons moments que de moments de crises 😉

Le voyage forme la jeunesse !

Débuter une vie nomade, c’est aussi partir en exploration autour de la planète. Et quoi de mieux que d’apprendre tout en voyageant ? Alors bien sûr, nous ne faisons pas de visites tous les jours… Mais nous avons l’opportunité de faire pas mal de musées ou de visites dans la nature. Profitez de votre vie nomade en famille pour intéresser les enfants et les instruire avec passion 🙂

Pour ma part, je me sers de nos visites pour leur présenter des supports (on trouve tout sur internet !). Par exemple, j’avais téléchargé des dossiers pédagogiques (et super intéressants) sur le site du Futuroscope, avant notre visite. Nous avons « étudié » (sous forme de vidéos, quiz, lectures, etc.) le volcanisme avant d’aller voir le volcan Teide de plus près. Les enfants découvrent les animaux dans leur milieu naturel, les musées des sciences (on adore !!) dans chaque ville où l’on passe, les musées d’Art (je leur propose toujours des petits jeux pour les intéresser), les monuments historiques à relier à une certaine période, les différentes religions, les langues bien sûr, etc.

Bref, pensez que vos enfants vont s’enrichir intellectuellement de toutes ces découvertes !

5. Démystifiez la vie nomade à durée indéterminée

La vie nomade à long terme a un côté qui fait rêver ! Mais soyez aussi conscient des difficultés que vous allez rencontrer. Car débuter une vie nomade, ce n’est certainement pas partir en tour du monde en se la coulant douce…

Non, ce ne sont pas des vacances !

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram), vous devez peut-être vous dire que j’ai de la chance de visiter autant 😉 Mais ne vous fiez pas aux apparences ! Les nomades digitaux partagent les beaux paysages, les visites et leurs découvertes. Mais ce ne sont que des moments précis dans la semaine. En effet, on partage rarement nos moments de travail ! D’abord parce qu’on est absorbé par nos tâches, mais aussi parce que c’est moins intéressant à montrer.

Donc non, un nomade digital n’est pas en vacances et doit travailler plusieurs heures par semaine s’il veut que sa vie nomade puisse durer. Rajoutez à cela l’instruction des enfants (car même en unschooling, il faut leur fournir un environnement riche), le ménage, la cuisine, la planification des prochaines destinations, les négociations de logement, les courses, les recherches de transports en commun, les réponses au messages privés, etc. Bref, les journées sont chargées et justement lorsque nous prenons des vacances… c’est pour déconnecter complètement et profiter, comme des touristes !

Vous serez peut-être frustrés !

Je l’ai été au début… et ça va mieux maintenant car je privilégie les échanges humains. Lorsque l’on commence une vie nomade, on a envie de tout visiter et tout voir du pays où l’on se trouve. Malheureusement, on se rend vite compte que ce n’est pas possible ! Tout d’abord par manque de temps (voir toutes les tâches à faire au-dessus !!), mais surtout car notre budget est limité. Bien sûr, ce budget varie d’une famille nomade à l’autre, mais nous avons quand même tous une limite à ne pas dépasser. Ce serait embêtant de se retrouver à l’autre bout du monde sans argent !

Enfin, pour limiter les frais, on reste souvent au même endroit, du moins pour les nomades qui louent des logements. Je me souviens que lors de notre premier pays, l’Italie, je voulais tout faire : Venise, Florence, la tour de Pise, le sud, etc. On en a fait pas mal, mais pas tout ! Pareil sur l’île de Bornéo où j’aurais aimé faire plus d’excursions dans la jungle. Mais tout cela a un coût et nous ne pouvons pas nous permettre d’en faire trop. Alors il faut faire des choix et gérer sa frustration de ne pas TOUT voir d’un pays ! Aujourd’hui, je l’accepte et je me dis que j’ai le temps de m’imprégner de l’ambiance et de faire des rencontres exceptionnelles. Et finalement, n’est-ce pas le plus important pour connaître un pays ?

Vivre en famille H24, pas toujours facile !

Là aussi, sur les réseaux sociaux, je montre souvent les bons moments en famille. Tout simplement par respect de mes enfants et de leurs émotions du moment. Je ne vous montrerai jamais Nael en train de hurler de colère ou les enfants en train de se disputer ! Et pourtant… c’est mon quotidien, comme toutes les familles 😉

Si vous comptez débuter une vie nomade en famille, je vous conseille de lire des bouquins sur la CNV (Communication Non Violente) et la bienveillance ! Car n’oubliez pas que vous allez vous retrouver 24h/24 avec vos enfants (et conjoint) et 7 jours/7. Tout ne sera pas rose ! Il faudra gérer les fatigues des petits, les disputes, les conflits en tout genre, les bouderies d’ados, etc. Je n’ai pas vraiment de conseils à donner, mais pour ma part, le unschooling a déjà supprimé pas mal de conflits ! On fait parfois des petits « conseils de famille » et l’on discute beaucoup de ce que chacun souhaite faire. Depuis que je suis maman solo, c’est plus compliqué… mais j’essaie de passer un moment en tête-à-tête avec chacun de mes enfants au maximum. Pensez aussi à prendre du temps pour vous ! Chose que je ne fais pas assez moi-même ^^

Voilà donc mes 5 premiers conseils, pour vous aider à débuter une vie nomade en famille ! J’ai essayé de développer au maximum, mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à les mettre dans les commentaires et j’y répondrai 🙂

Et bientôt, la suite avec les 5 derniers conseils !

2 Comments

  1. Mélissa Renault says:

    Bonjour,
    On se lance dans la vie nomade très très prochainement.
    Actuellement, nous sommes à la recherche d’un camion L4H3.
    Notre maison sera mise en vente courant Octobre. S’en suivra le vide-maison et ciao bye-bye, c’est décidé cette fois.
    Néanmoins je me demandais si vous aviez des pistes concernant les métiers qui ne sont pas en rapport avec Internet (j’ai horreur d’ce machin). Que peut-on faire concrètement sans ordinateur, avec une vie nomade?
    Je précise que je vais me couper de la CAF, donc zéro aides de l’État, et que nous sommes une famille de 5 + un chien.
    Merci de bien vouloir m’éclairer,
    Mélissa.

    1. Valérie says:

      Bonjour Mélissa,
      J’ai justement écrit un article sur ce sujet : https://www.matribuenvadrouille.com/gagner-argent-en-voyageant/
      Bon, j’y parle des métiers numériques, mais pas que ! Bons préparatifs pour votre nouvelle vie 🙂

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